Fanjeaux  cité médiévale, tourisme dans l'Aude, et cite pôle du pays Cathare 

L'Occitanie et plus particulièrement l'Aude, est un département chargé d'Histoire au patrimoine rare avec des lieux incontournables comme: la Cité de Carcassonne,    le Canal du Midi,     les châteaux Cathares,    les villages de caractères, Lagrasse et sont Abbaye Bénédictine, Fanjeaux et sa cité médiévale, bref que des choses intéressantes à découvrir. Et les beaux paysages ne manquent pas, vous avez les vignobles, les montagnes,   la mer Méditerranée,   une belle nature, venez visiter l'Aude ! 

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  • Cité Cathare de Fanjeaux, aude Tourisme 1
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  • Croix des Dominicains
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C'est dans un paysage de champs de blé et de collines verdoyantes, typique du Lauragais, que l'on découvre Fanjeaux. 

Le village est traversé par un pont Romain, qui enjambe la route a l'entrée du village médiéval. Vous pouvez visiter ses anciennes halles du XVIIIeS et son Eglise, joyau architectural de l’époque gothique méridional, de la fin du XIIIème (1278-1281), classée Monument Historique. L'ancien Couvent des Frères Prêcheurs (XIVème - XVème siècle) le bâtiment en pierre est imposant et majestueux, avec son écrin de verdure et sont cloître, l'incontournable maison de Saint Dominique, haut lieux historique de l'époque Cathares. Elle fait partie des plus beaux trésors de l'histoire de l'Aude. Désormais le visiteur curieux de découvrir l'histoire de ce jolie village, rencontrera sur son parcours des figures d'arts, évocatrices de ce riche passé. 

Fanjeaux village de goût, avec son site archéologique de Las Cravieros, qui correspond à l’emplacement d’un groupement de potiers en activité lors de la fin du IVe siècle et au Ve siècle ap. J.-C. Fanjeaux compte aujourd'hui prés de 850 habitants, avec des commerces et artisan, des producteurs local, et la fabrication du terroir, des restaurants, une aire de camping car, un magnifique festival du 15 Août et sa foire, des circuits de randonnées pédestre, et VTT . Fanjeaux est un lieux idéal, pour faire du tourisme culturel et durable dans l'Aude.

Fanjeaux, aude Tourisme 11

Fanjeaux, office du tourisme, visite

FANJEAUX et le monastère de PROUILLE.

Fanjeaux est un jolie village bâti au sommet d'un promontoire rocheux à 360 mètres d'altitude que l'on repère de très loin. Fanjeaux est un nouveau site touristique, avec des  lieux insolite a découvrir. Le village possède de vieilles ruelles pittoresques, des halles du XVIII ème siècle et des maisons authentiques, ainsi qu'une église gothique superbe pour son chœur baroque, ses tableaux, son trésor.

Fanjeaux est un lieu sacré dès l'époque gallo-romaine, son nom vient de Fanum Jovis, "le temple de Jupiter".  Peut-être que l'église a été bâtie sur cet emplacement. Dés le XIIème siècle le bourg fortifié est sans conteste un lieu de culte.

La cité médiévale compte environ 3000 habitants, le castrum a des fortifications dotées de 14 tours, détruites au cours des temps, quatre d'entre elles étaient encore debout en 1821. Au XVII ème siècle, on dénombrait quatre portes pour pénétrer à l'intérieur du castrum : la porte de la Fontaine située au Sud-Est, en aval de l'actuel pont-aqueduc, la porte du Marché à l'Ouest, devant l'actuel Monument aux Morts, la porte de la Rivière au Nord-Ouest et la porte d'Aymeric au Nord-Est.

A l'époque féodale deux co-seigneurs dirigeaient le puissant castrum de Fanjeaux : Dame Na Cavaers et Guillaume de Durfort, dont le château se situait non loin du "Lac de Jupiter" à Fanjeaux.

Le château primitif de Fanjeaux était érigé sur un mamelon à l'extrémité Nord-Ouest du bourg. Déjà ruiné à la fin du XIV ème siècle, il a totalement disparu. A l'Est de l'église paroissiale, s'élevait dès 1303, le nouveau château dit aussi palais royal, où exerçait le juge de Fanjeaux. Seule l'une de ses tours, qui abritait la prison royale, subsistait encore à la fin du XVII ème siècle, au Sud de la Place du "Lac de Jupiter".

Balade a Fanjeaux,visite guidé,tourisme

Fanjeaux clés de voute en pierre

Au nord-est de l'église paroissiale, les vestiges de la chapelle des Pénitents Blancs, élevée en 1596, mérite l'attention. Quelques éléments sculptés et une inscription commémoratrice rappellent cette fondation.

Devant l'église, la croix dite du Sicaire proviendrait du lieu du Miracle de Saint Dominique. Sur le pont-acqueduc restauré au XVIIème siècle, est érigée une croix en forme de disque évidé. Cette dernière est sculptée d'une main bénissante et, sur l'autre face, d'un agneau portant une croix oriflammée. L'ensemble remonte au XIIIème siècle.

A quelques mètres de la Croix, au sud-ouest, la fontaine publique est alimentée par un acqueduc prétendu romain. L'ouvrage, taillé dans le roc, est toujours visible à proximité de la fontaine.

Parmi les édifices civils, on peut essentiellement citer la maison "de Six Sous" édifiée en 1666, une énigmatique maison à tête sculptée du XVII-XVIIIème siècles, la maison natale de Hugues Destrem du XVIIIème siècle ; enfin la maison dite de Catherine de Médicis, duchesse de Bretagne de 1536 à 1547, puis reine de France de 1547 à 1559, elle possédait en Languedoc le comté de Lauragais, héritage de sa mère Madeleine de la Tour d'Auvergne.  C'est dans cette belle demeure de Fanjeaux,  qu'aurait séjournée la comtesse du Lauragais lors de son passage dans le sud de la France. La villa Médicis est composé de brique de Toulouse et de colombage, d'un jardin d'agrément coté église de Fanjeaux. On remarque encore d'anciennes échoppes du XVIIIème siècle et quelques façades à pans de bois du XVIème et XVIIème siècle, dans les vieux quartiers. Les halles, dotées d'une charpente apparente, et le pittoresque lavoir de Fanjeaux, constituent tous deux des édifices du XVIIème-XVIIIème.

Eglise de Fanjeaux

Abbaye, Monastère Sainte Marie de Prouilhe

Le Monastère de Prouilhe est bien le berceau de l’Ordre dominicain, le lieu-source où germa l’intuition de Saint Dominique qui allait bientôt se répandre à travers le monde et marquer profondément l’histoire de l’Église

Chaque année, les habitants du village sont invités en fin d’après-midi à défiler au coeur du village pour honorer Saint Roch, patron du village. Le départ de la procession se fait à l’Eglise Notre Dame de l’Assomption, où les locaux sont costumés en fonction de l’époque des reliques conservées en l’Eglise paroissiale.

Saint Roch, était fils d’un riche bourgeois de la ville de Montpellier. Il devint orphelin adolescent et fut élevé par son oncle. À sa majorité, il distribua tous ses biens aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome. Il décida d’aider les malades des hôpitaux atteint de la peste. Roch finit par contracter la maladie et s’isola dans une forêt pour ne pas contaminer d’autres personnes. Seul le chien de chasse du seigneur du voisinage vint le nourrir en lui apportant chaque jour un pain dérobé à la table de son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l’animal, le suivit en forêt et découvrit le saint blessé, qu’il secouru. Saint Roch est généralement représenté avec son chien, dont il est inséparable, d’où l’expression, pour parler de deux personnes inséparables : « c’est saint Roch et son chien ».

Une fois guéri, il revint dans sa patrie vers l’âge de trente ans. Il restait défiguré par les mortifications qu’il avait subies. Personne ne le reconnut, ni même son oncle devenu gouverneur de la ville. A Montpellier, alors déchiré par une guerre civile, il fut pris pour un espion et jeté au cachot. Par humilité, il y demeura incognito et périt de misère en 1378 ou 1379. Ses concitoyens se rendirent compte trop tard de leur méprise. Saint Roch fut enterré avec dévotion. Immédiatement après sa mort, on lui consacra une fête : le 16 août !

le GR7 à cheval

Jardin de Fanjeaux

Fanjeaux et sa cité médiévale, au cœur des collines Cathares.

Fanjeaux cité médiévale dans l'Aude, constitue un important carrefour de voies de communication aux confins du Razès et du Lauragais. Aussi, les Romains s'étaient-ils installés sur ce point, y érigeant un temple dédié à Jupiter, à l'origine du nom de la commune : Fanum Jovis A leur tour, les féodaux y avaient élevé une importante place forte. Plus de 50 familles nobles possédaient leurs résidences dans le castrum de Fanjeaux. Deux coseigneurs dominaient cependant : Dame Na Cavaers et Guillaume de Durfort. Dès le XIIème siècle, la noblesse de Fanjeaux était acquise au catharisme. Des communautés hérétiques masculines et féminines étaient même implantées dans la localité, les activités textiles (ateliers de tissage, teintureries,...) y étaient particulièrement actives, favorisant le prosélytisme des Bons Hommes, Depuis 1193, l'évêque cathare Guilabert de Castres s'y était établi. Le village constituait alors un bastion de l'Albigéisme, très fréquenté par les cathares de la région avec sont mystère du Saint Graal.

Chemin de randonnée a Fanjeaux

Pour les amoureux de la nature et de la marche à pied, de la balade en VTT ou sportifs expérimentés... quelque soit votre niveau, vous trouverez a Fanjeaux votre bonheur, dans notre belle région. Au pied de Pyrénées Audoise, vous découvrirez des paysages magnifiques, des sites historiques, la gastronomie locale...

Boucles de randonnées à Fanjeaux, et du tour du Pays Lauragais, avec la carte des départs pour les itinéraires, en face de l'office du tourisme piège Lauragais Malepère CCPLM

Des promenades à pied, ou a VTT, et des circuits de balades, en famille ou entre amis.

Le chemin de Saint Jacques de Compostelle

De Carcassonne à Mirepoix, de l'Aude à l'Ariège,le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle : deux étapes avec une halte dans le village de Fanjeaux.

Le GR 78 démarre ainsi à Carcassonne et continue jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port dans les Pyrénées Atlantiques. Il permet d’apprécier la fabuleuse cité médiévale de Carcassonne.

Le sentier traverse les vignobles de la Malepère et un grand nombre de petits villages typiques et accueillants.

Véritable destination pour faire du tourisme vert et de l'écotourisme, des Pyrénées a la mer méditerranée, ce chemin de Pièmont pyrénéen devrait se prolonger de Carcassonne à Montpellier en passant par Rieux Minervois.

Le chemin de Dominique

Parcourir le Chemin de Dominique, c'est découvrir l'histoire d'une terre et des habitants.    Le chemin de Dominique", (sur les pas de Saint-Dominique, entre collines de la Piège et Massif de la Malepère) randonnée en boucle qui passe par le village de Lasserre-de-Prouille.

Ce chemin, encore peu connue du grand public, vous enchante par la sérénité de ses paysages et la beauté de ses églises, abbayes et petits villages.

Le chemin du Tramway

Ce circuit emprunte les courbes harmonieuses de l'ancien tracé du chemin de fer qui reliait Fanjeaux à Saint Denis via Bram et Saissac. Mise en service à l'ère de la vapeur dans la première décennie des années 1900, disparue dans les années 30 à l'apparition de l'automobile, cette liaison ferroviaire permettait à la population essentiellement rurale, d'effectuer les échanges de produits entre les régions de culture de la plaine et le pays d'élevage de la Montagne Noire au travers des marchés de Fanjeaux, Bram, Saissac et Saint Denis. Départ de la place du Treil (face au café - possibilité de parking). Se diriger sur la droite vers le lotissement construit sur l'emplacement de la gare. Suivre sur la droite l'ancien chemin du tram. Après avoir parcouru 600 mètres, on laisse sur la gauche, à hauteur d'un bosquet de pins, l'itinéraire de “la Fount Picou”, et 300 mètres plus loin, l'itinéraire du “bois de la Hille et Mont Carrière”. Continuer toujours à droite sur le “chemin du tramway” qui serpente autour du village. Arrivés à environ 200 mètres de la départementale Fanjeaux-Bram, tourner à droite pour prendre un chemin encaissé. Arrivés sur un chemin goudronné,l'emprunter à droite sur environ 200 mètres. Prendre un petit sentier à gauche, pour revenir sur Fanjeaux. Le circuit se termine par la visite du Seignadou et du village.

La Fount picou

Située à l'Ouest du village Fanjeaux avec, en perspective, les collines environnantes, cette boucle ceinture une étroite vallée qui fut de tout temps, un terrain de culture que se partageais les agriculteurs installés au village et dans les campagnes.

Chacun des champs ainsi alignés disposait d'un accès ou pas depuis le chemin,une cabane de pierre ou capitelle qui servait d’abri par mauvais temps.

Le bois de la Hille et le mont Carriere

Ce circuit, qui débute par la vallée de la Font Picou , permet ensuite d'accéder aux crêtes des collines.

Après les sentiers ombragés du bois, le randonneur découvrira, du haut de ces collines, de magnifiques panorama: le puegs de la piège et du massif pyrénéen au sud.

Les plaines du Lauragais, et de la montagne noire à l'horizon du nord.

Au sommet du Mont Carrière, c'est le point culminant du parcours, le promeneur pourra profiter des landes, des genêts, du thym et de la lavande. 

Chemin du Piémont Pyrénéen vers Saint-Jacques de Compostelle.

De Carcassonne à Fanjeaux, le GR 78 ou chemin du Piémont Pyrénéen traverse la Malepère, un terroir à part...Départ depuis le Pont Vieux de Carcassonne et suivez le balisage GR 78 vers le Pont Garigliano, Maquens, Villalbe, Lavalette, Alairac, Arzens, Montréal, Villeneuve les Montréal, Lasserre de Prouilhe, Fanjeaux.

Cité Cathare de Fanjeaux, aude Tourisme 1

Porte de Fanjeaux

En 1206, une équipe de légats cisterciens, accompagnée de l'évêque d'Osma et de Dominique de Guzman, (futur Saint Dominique) prenait la route du Lauragais afin d'évangéliser la contrée. Dès cette date, Dominique fixa à Prouilhe le siège de sa première communauté qui deviendra l'ordre des Dominicains en 1215. Il séjourna plusieurs fois à Fanjeaux (de 1206 vers 1216) où il fut nommé curé en 1214. Dans le même temps, en 1209, le chef des croisés Simon de Montfort, investit le village.

Après le passage de Dominique et sous l'impulsion des confréries, notamment celle de Notre-Dame dont les statuts remontent à 1266, Fanjeaux redoubla son activité spirituelle.

Placée sur le trajet de l'incursion des Anglais, la localité fut brûlée par les armées du Prince Noir en 1355 puis rapidement reconstruite. Par la suite, au XVIème siècle, le village connut une nouvelle prospérité grâce à la culture du pastel.

Visite de Fanjeaux oeuvre d'art Loïc Tellier

Bascule de Fanjeaux

Durant la période révolutionnaire, un enfant de Fanjeaux se distingua particulièrement. Homme politique fidèle à ses convictions républicaines, Hugues Destrem, après avoir été maire de son village natal en 1783, fut élu député à l'Assemblée Législative (1791-1792). Représentant au Conseil des Cinq Cents en 1798, il désapprouva Bonaparte lors du coup d'Etat du 18 brumaire. Cette opposition lui valut le bannissement.

Dotée de 2092 habitants en 1790, puis 1307en 1891, la commune compte 855 Fanjuvéens en 1990. Actuellement chef-lieu du canton, Fanjeaux est essentiellement tourné vers l'activité agricole et l'accueil touristique, avec des boutiques, commerçant, artisan, restaurant, camping et un magnifique festival de 15 Août  .Il est un des hauts-lieux des saint-dominicains.

Visite de Fanjeaux,petit patrimoine Aude

Visite de  Fanjeaux, cité médiévale dans l'Aude


Édifices et Monuments a visiter

dans le centre Historique


 - Le Seignadou - Point de vue

Magnifique belvédère ou, Saint Dominique aurait vu une boule de feu tombant sur Prouilhe ; y voyant un signe de Dieu, il fonda à cet endroit son premier monastère. Par temps clair, surprenante point de vue panoramique sur la Montagne Noire, la plaine du Lauragais et la chaîne des Pyrénées.

 - Maison de Saint-Dominique

Dès le début du XIVème siècle, ce quartier est appelé «Bourguet san Domenge», avec une rue San Domenge attestant le souvenir de Dominique dans cette partie du village.

Sans souvenir historique précis du lieu d’habitation, mais suivant la tradition, les dominicains, gardant les parties médiévales, aménagèrent une maison en oratoire perpétuant le souvenir de Dominique.

Dans l'entrée,se trouve une porte en bois sculpté : «Porte Wardecki». Dans l'Oratoire(selon la tradition : ancienne sellerie du château), on peut voir un tabernacle en bois doré du XIVème siècle, la cheminée du XIIIème pour partie, avec quelques éléments du XIVème et du XVème siècles et enfin les vitraux de Jean Hugo (petit neveu de l'écrivain Victor Hugo), qui retracent la vie du Saint.

 - Les Halles (XVIIIème siècle)

Lieu de rassemblement pour les marchés, les fêtes locales, les foires, les expositions, jolie charpente en chêne.

 - Ancien Couvent des Frères Prêcheurs (XIVème - XVème siècle)

À côté des Halles, le couvent des frères prêcheurs, abrite aujourd’hui la congrégation des dominicaines de la Sainte Famille.

Conçu initialement pour les frères dominicains, qui l’habitent en 1358, il a été agrandi en 1364 ; l’église n’aurait été édifiée que vers 1448. En 1793, les frères prêcheurs sont évincés et les bâtiments laissés à l’abandon pendant plus d’un siècle.

Un portail monumental du XVIIIème matérialise l’entrée du couvent. L’église, dédiée à Notre-Dame, présente un ensemble architectural typique du gothique méridional. Elle comporte une nef flanquée de chapelles latérales et un chevet plat. La nef est remarquable pour ses culs de lampe finement ciselés. L’ancienne salle capitulaire a été réaménagée en chapelle, nef unique scandée par un arc doubleau brisé. Du cloître en brique rose ne subsiste que l’aile ouest.

À l’extrémité sud, s’élèvent les vestiges de la maison dite «du Miracle» de Saint-Dominique. D’après la tradition, cet emplacement évoque l’épisode au cours duquel le parchemin de Saint Dominique, jeté aux flammes, s’envola par trois fois pour finalement se poser sur une poutre (conservée en l’église paroissiale), démontrant aux hérétiques de quel côté se plaçait la «Providence divine». En 1346, «la maison du Miracle» est transformée en chapelle Saint Dominique, deux portails gothiques et des restes de murs médiévaux témoignent de son existence.

L'ancien couvent des frères prêcheurs

Patrimoine

 - Église Notre-Dame de l’Assomption (fin XIIIème - XVIIIème siècle)

Église languedocienne typique (gothique méridional), de la fin du XIIIème (1278-1281), classée Monument Historique. Elle aurait été construite sur l'emplacement d'un ancien temple romain dédié à Jupiter. La pierre de fondation est scellée sous le porche d'entrée.

Le clocher est formé d’une tour octogonale, percée de nombreuses baies en arcature brisée, avec gargouilles et d’une flèche flanquée de six clochetons à jour, couronnée d’un globe de pierre dans lequel est scellée une croix en fer du Languedoc.

À l'entrée, le visiteur pourra admirer un très beau portail à six voussures, supportées par des colonnettes à chapiteaux feuillagés. Une fois pénétré dans l'édifice, une large nef unique de quatre travées s'offre au regard, avec sa charpente apparente portée par les arcs-doubleaux contrebutés par des contreforts. Six chappelles voûtées ont été bâties entre les contreforts.

Parmi, les nombreuses pièces à voir, on notera deux statues de la Vierge à l'enfant (bois, fin du XIIIème siècle et pierre polychrome, début XVIème), un trésor constitué de pièces d'orfévrerie dans l'abside, la pierre du foyer et la poutre dite du «Miracle du feu» provenant de la chapelle du couvent effondrée au XVIIIème siècle, un orgue du XVIIème siècle à restaurer, un riche décor de toiles peintes du XVIIIème dans le choeur baroque ainsi que le tableau de Gamelin représentant la procession contre le fléau de la grêle, dans la chapelle de saint Dominique. 

 - Croix Discoïdale (XIIIème siècle)

Faisant corps avec le parapet d'un pont du XVIIème s., elle présente quatre bras séparés par une simple fente entre les extrémités pattées. D’un côté, une main bénissant symbolisant la Trinité, de l’autre, un agneau portant la croix oriflammée et sur chacun des bras, gravure d’un écu. Malheureusement les blasons sont illisibles

 - Hôtel de Gramont (XVIème et XIXème siècle) lieu d'exposition

Situé sur la place des Halles, cet ancien hôtel particulier présente un ensemble architectural des XVIème et XVIIIème XIXème siècles.
Depuis 1996, une partie du bâtiment abrite l'accueil et information du public ainsi qu'une exposition et musée temporaire

 - Lavoir (début XVIIIème siècle)

Une construction comme Napoléon III les voulait pour faciliter le travail des lavandières : un lavoir où elles se tenaient debout et non plus à genoux dans une caisse.
Composé de deux bassins, le rinçoir verse dans le lavoir en dessous. Les deux bassins présentent des coins coupés.
Les tables à laver sont intactes.
L’eau arrive par une sculpture en métal représentant un chérubin tenant un poisson ou dauphin.
A noter, la belle charpente du toit à deux pentes soutenu par six piliers en bois. Un mur ferme le côté Nord, exposé au vent et le côté Est est protégé par le contrefort du chemin en surplomb.
Il se trouve en contrebas de la rue du lavoir à l’entrée sud du village.

 - Abbaye, Monastère Sainte Marie de Prouilhe

Au carrefour des routes de Bram-Mirepoix et de Castelnaudary-Limoux, au bas de Fanjeaux ; le monastère de Prouilhe fut fondé en 1207 par Saint Dominique pour y accueillir neuf femmes cathares qu'il avait converties. Détruit à plusieurs reprises et en particulier à la Révolution où il servit de carrière de pierre, il fut plusieurs fois reconstruit.

La basilique édifiée en 1886, de style Romano - Bysantin, demeure inachevée. Le monastère, quant à lui, abrite toujours aujourd'hui une communauté de dominicaines, partageant leur temps entre la prière et le travail.

 - Chapelle des Penitents blancs

Au nord-est de l'église paroissiale, les vestiges de la chapelle des Pénitents Blancs, élevée en 1596, mérite l'attention. Quelques  éléments sculptés et une inscription commémoratrice rappellent cette fondation.

 - La rue de la tour XVIème (rue En Pelisse)

Petite tour d’angle, dernier vestige, depuis la disparition des 14 autres de la citadelle du Moyen-Age. On aperçoit au fond le clocher de l'église, haut de 40 m, qui servit de repère pour les premières cartes du géographe Cassini.

- La maison dite de Catherine de Médicis

La maison de Catherine de Médicis, duchesse de Bretagne de 1536 à 1547, puis reine de France de 1547 à 1559 elle possédait en Languedoc le comté de Lauragais, héritage de sa mère Madeleine de la Tour d'Auvergne.C'est dans cette demeure qu'aurait séjournée la comtesse du Lauragais lors de son passage à Fanjeaux.

Catherine de Médicis est née le 13 avril 1519 à Florence (République florentine) sous le nom de Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici et morte le 5 janvier 1589 à Blois (France).

Fille de Laurent II de Médicis (1492-1519), duc d'Urbino, et de Madeleine de la Tour d'Auvergne (1495-1519), elle grandit en Italie d'où elle est originaire par son père. À la mort de ses parents, elle hérite du titre de duchesse d'Urbino, puis de celui de comtesse d'Auvergne à la mort de sa tante Anne d'Auvergne en 1524.

Mère des rois de France, François II, Charles IX, Henri III, des reines Élisabeth (reine d'Espagne) et Marguerite (dite « la reine Margot », épouse du futur Henri IV), elle gouverne la France en tant que reine-mère et régente de 1560 à 1563.

Catherine de Médicis est une grande figure du xvie siècle. Son nom est irrémédiablement attaché aux guerres de Religion opposant catholiques et protestants. Qui plus est, une légende noire persistante la dépeint comme une personne acariâtre, jalouse du pouvoir, ne reculant devant aucun crime pour conserver son influence. 


Histoire de la Basilique de Prouilhe a Fanjeaux

 8 octobre 1885

 À l’occasion du Pèlerinage du Rosaire à Prouilhe, un dominicain exprime le vœu de voir s’élever une magnifique église en l’honneur de N-D du Rosaire sur la crypte déjà existante. Mgr Billard approuve et une souscription est ouverte. Les Dominicains de Toulouse chargent M. Charles Saint-Père et son fils, de transformer la chapelle en église. Suivant la mode du temps et s'inspirant des plans du Sacré Cœur de Montmartre et de Notre Dame de la Garde à Marseille, le style choisi est un mélange de roman et de byzantin, et le matériau le granit. Le 22 juillet 1886, la première pierre est posée et bénie par Mgr. Billard en présence de 3000 personnes au moins, mais les travaux seront interrompus de 1888 à 1890 (malfaçons, financement insuffisant…).

En avril I887

Le Père Larroca, Maître de l’Ordre des Prêcheurs, exhorte l’Ordre à concourir efficacement à une entreprise chère à la famille dominicaine : le Rosaire. Le pape Léon XIII l’encourage àson tour par un bref adressé à Mgr Billard le 29 janvier 1889 et par une offrande personnelle de dix mille francs. Les Associés du Rosaire répondent généreusement à ces appels et, suivant leurs moyens, contribuent àl’érection de l’église du Vœu du Rosaireà Prouilhe.

Le 15 avril 1890

Les travaux reprennent. Un élève de M. Saint-Père, M. Florent s'installe à Castelnaudary avec sa famille et propose un plan "plus modeste et plus réalisable que les précédents avec un devis clair et précis".

1890 - 1893 

Des travaux considérables sont entrepris : nappe d'eau sous toute l'église à - 10 m ; le gros œuvre est commencé : le chœur des sœurs, les sanctuaires, et la nef ; une maquette en plâtre est réalisée par M. Malacan. Elle obtient la Médaille d'or de première classe en 1901 à l'exposition universelle de Paris et le grand prix d'honneur à l’Exposition de Narbonne.

Les lois de 1901contre les congrégations religieuses arrêtent à nouveau les travaux.

1914 : Les travaux sont interrompus en raison de la guerre.

1926 : Une toiture provisoire est posée pour protéger des intempéries ou du soleil.

1968 : Après l’hiver 1967 trop rigoureux, des travaux d’isolation du lieu des célébrations liturgiques de la communauté s’avèrent indispensables. Le père Rzewusky, aumônier du monastère, fait appel à Pierre Vago, architecte qui venait de réaliser la basilique souterraine Saint-Pie X à Lourdes. Réalisés en béton, très en vogue à ce moment-là, ces aménagements sont aujourd’hui à reprendre.

1986 - 1987 : Une souscription permet de refaire la toiture et les zingueries.

1990 : L'incendie du monastère empêche de continuer les réaménagements et l’entretien de la basilique.

2000 : Un premier projet est élaboré pour réhabiliter le chœur des sœurs. La conjoncture économique freine sa réalisation et le projet est mis en attente.

2006-2007: La communauté de Prouilhe engage les services d’un de leurs frères dominicains, fr. Francisco Coello de Portugal OP (Province d’Espagne) comme architecte. Il s’agit de reprendre l’aménagement complet de l’ensemble de la basilique restée inachevée, de la crypte jusqu’à la coupole. Ainsi sera rendu espace, lumière, hauteur et dignité au chœur des sœurs ; ainsi visiteurs et pèlerins pourront être accueillis dans un lieu qui alliera recueillement, beauté et fonctionnalité.

Croix des Dominicains

TOUT SAVOIR SUR LES DOMINICAINS

Qui sont les dominicains ?
Les dominicains sont des religieux catholiques qui vivent dans les villes, près des centres universitaires. Ils sont nés dans la région toulousaine il y a 800 ans, à l'époque du catharisme et de la croisade contre les Albigeois. En 1215, la première communauté de frères s'installe à Toulouse dans une maison donnée par Pierre Seilhan qui existe toujours, 7 place du Parlement. Les dominicains se consacrent essentiellement à la prédication, à l'enseignement et à l'étude.

Pourquoi ce nom ?
Il vient du fondateur de l'Ordre des Prêcheurs (c'est le véritable nom des dominicains), un prêtre castillan du nom de Dominique de Guzman. Il est né vers 1170 et mort le 6 août 1221 à Bologne (Italie) où se trouve sa tombe.

Saint Dominique n'était-il pas le fondateur de l'Inquisition ?
L'Inquisition n'apparaît qu'une dizaine d'années après sa mort, à l'instigation de la papauté. Mais il est vrai que de très nombreux dominicains ont été liés à l'Inquisition, durant des siècles, et que cette question a suscité de très nombreux débats.

Quels sont les dominicains connus ?
Un dominicain belge, Dominique Pire, a reçu le prix Nobel de la Paix en 1958. L'Académie française a accueilli deux d'entre eux : Henri-Dominique Lacordaire en 1861 et Ambroise-Marie Carré en 1975. Par ailleurs, depuis le XIXe siècle, des grands artistes ont été sollicités pour construire ou décorer des couvents ou des églises : Henri Matisse, Georges Braque, Fernand Léger, Le Corbusier… A Toulouse, le couvent en béton brut de Rangueil, inauguré en 1957, a entraîné la collaboration d'artistes toulousains reconnus : le peintre Carlos Pradal, les créateurs de vitraux Dom Ephrem Soccard et Henri Guérin, Jean Dieuzaide…

Quelle est la particularité du couvent dominicain de Rangueil, à Toulouse ?
Le couvent de Rangueil s'intéresse tout particulièrement à l'enseignement de Saint Thomas d'Aquin (mort en 1274), philosophe et théologien dominicain dont le corps repose aux Jacobins. Saint Thomas est l'un des penseurs les plus traduits au monde. Ce couvent abrite une communauté d'une cinquantaine de frères de plusieurs nationalités.

Pourquoi fêter la naissance de l'Ordre des dominicains à Toulouse en 2015 ?
Au printemps 1215, Dominique de Guzman installait une petite communauté de « Prêcheurs » à Toulouse. Cet événement fonde une aventure humaine et spirituelle d'ampleur mondiale. Toulouse a toujours été partie prenante de cette histoire. De la fondation de l'Université médiévale à la construction d'un couvent contemporain au XXe siècle, les dominicains ont accompagné l'aventure de la ville. La silhouette des Jacobins et les reliques de saint Thomas d'Aquin sont connues de par le monde.

Fanjeaux Tourisme

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