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L'Aude tourisme, voyage, vacance et gastronomie

dans le sud de la France en Occitanie

L'Aude terre de contrastes, vous accueille dans la région de l'Occitanie avec la diversité de ses paysages, de ses terroirs, de ses pays. Une véritable mosaïque au milieu de laquelle trône fièrement l'incontournable, de grand site de tourisme : cité de Carcassonne,le canal du Midi, les Châteaux Cathares et les villages de caractères, des lieux insolites, a l'histoire et au patrimoine architectural rare, comme la cité médiévale de Lagrasse et sont Abbaye Bénédictine, classé parmi les plus beaux village de France,La cité médiévale de Fanjeaux , l'Abbaye de FontfroideLe département, en majeure partie sous l'influence du climat méditerranéen, se caractérise par une grande diversité de paysages : plages de sable fin,de Narbonne plage et Gruissan, lagunes, eaux vives, forêts, sommets et plateaux, gorges et avens... De la mer Méditerranée, avec sont littoral, jusqu'au pieds des Pyrénées en Ariège, des espaces lagunaires au Massif Central, des Corbières au Lauragais, l’Aude regorge de sites naturels préservés :pour les sportifsdes circuits de randonnées pédestre et des circuits VTT . Véritable lieux de destination, pour faire du tourisme vert en pleine nature dans l'Aude et dans le sud de la France. A l’est, la lagune et les étangs du littoral forment une barrière entre les terres et les plages de la mer Méditerranée, baignées de soleil ,a l’est toujours, mais dans les terres, le maquis et la garrigue dominent les paysages tourmentés des Corbières, avec l'incontournable l'Abbaye de Lagrasse, classé parmi les plus beaux villages de France, l'Abbaye de Fontfroide a voir absolument, tandis que la vigne s'étale sur les doux coteaux du Minervois et sonttrès bon vin audois .

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Castelnaudary en Occitanie, dans le sud de la France.

Castelnaudary, est une petite ville paisible d'Occitanie, campée sur un patrimoine d’exception : le Canal du Midi. C’est dans le Grand Bassin qu’elle plonge son reflet, entre les écluses de St-Roch et l’Ile de la Cybèle. Aujourd’hui le trafic commercial a laissé place à la navigation de plaisance, balisée d’une agréable série d’écluses et de petits ponts. Castelnaudary est devenue le plus important port de plaisance sur le Canal du Midi.

La vieille ville en brique, surplombant la plaine du Lauragais, est la capitale mondiale du Cassoulet. L'imposante collégiale Saint Michel,domine la ville, et est entourée d'un vrai labyrinthe de ruelles anciennes aux maisons à colombages et hôtels particuliers du XVIIIe siècle, témoignant du riche passé commerçant de Castelnaudary 

Castelnaudary est situé entre Toulouse et Carcassonne en plein cœur du Lauragais dont elle était la capitale avant la création des départements en 1790. La commune est arrosée par le Fresquel, le Tréboul et le canal du Midi. La ville se trouve non loin du seuil de Naurouze, lieu de partage des eaux de la mer Méditerranée et de l'océan Atlantique. Elle se trouve dans la plaine du Lauragais avec au nord les contreforts de la montagne Noire et au sud les collines de la Piège qui précèdent les contreforts des Pyrénées. Castelnaudary est au cœur du sillon Lauragais dans sa partie la plus large . À l'ouest, le sillon se prolonge vers Toulouse et se referme au niveau du seuil de Naurouze. À l'est, il se referme progressivement jusqu'à Carcassonne

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L'origine du Cassoulet par Prosper Montagné

La légende, rapportée par Prosper Montagné, place l'origine du cassoulet dans la ville de Castelnaudary, durant la guerre de Cent Ans(1337-1453). Durant le siège de Castelnaudary par les Anglais, les assiégés affamés auraient réuni tous les vivres disponibles (fèves et viandes), pour confectionner un gigantesque ragoût ou estofat, pour revigorer les combattants. Ceux-ci purent alors chasser les Anglais et libérer la ville.

Cette légende, qui conforte le sentiment nationaliste et fait du cassoulet un défenseur des valeurs françaises, ne résiste cependant pas vraiment à l'analyse. Certes, la ville de Castelnaudary a grandement souffert pendant la guerre de Cent Ans. Elle fut d'ailleurs partiellement brûlée par les troupes du Prince Noir, le 31 octobre 1355. Cette légende reflète ainsi le désir de prendre une revanche sur l'Histoire. D'autre part, les haricots, originaires du continent sud-américain, n'ont été introduits en Europe que beaucoup plus tard (doliques (moujette ou mounjette en occitan), qui étaient consommées à l'époque en ragoût.

Un des livres de cuisine les plus anciens, Le Viandier, de Taillevent, édité le 15 février 1654 décrit une recette de ragoût de mouton aux fèves, probablement inspirée des Arabes.

Mais cette légende met en évidence la nature même du plat : un plat fait de restes et très énergétique. C'est donc à l'origine une recette familiale paysanne, faite de graines (fèves, doliques, puis plus tard, haricots blancs), dans lesquelles cuisent à petit feu les viandes disponibles dans le garde-manger des paysans de l'époque. Le plat est laissé sur un coin de la cuisinière tôt le matin, mijote ainsi pendant la journée et est consommé lors du repas du soir.

Cassoulet de Castelnaudary

Le cassoulet, qui s'appelle encore au xviie siècle estouffet, prend au xviiie siècle, le nom de cassoulet du nom du plat dans lequel il cuit, la « cassole ». La querelle sur le pays d'origine du cassoulet apparaît, dès la fin du xixe siècle, quand La Revue méridionale publie, en 1890, un article affirmant que le seul cassoulet authentique vient de Castelnaudary.

Anatole France appuie cette version, quand il écrit « iI ne faut pas confondre le cassoulet de Castelnaudary avec celui de Carcassonne qui est un simple gigot de mouton aux haricots ». La question se nationalise, vers 1900, quand le critique gastronomique Edmond Richardin lance un débat sur ce sujet dans la gazette parisienne. Chacun prend alors parti pour un pays (Castelnaudary, Carcassonne, Toulouse), en oubliant l'existence de versions locales comme Villefranche-de-Lauragais, Narbonne, Montauban, Pau ou Pamiers. En 1911, le cassoulet est chanté par le poète félibre, Auguste Fourès, qui retranscrit un chant anonyme de 1850. Ce plat s'invite sur la table de l'Élysée par le biais d'Armand Fallières.

Le Canal du Midi, Castelnaudary

Le Grand Bassin de Castelnaudary

Sur la demande des habitants de la ville, Pierre-Paul Riquet, concepteur du canal du Midi (alors canal royal du Languedoc), et François Andréossy, géomètre expert, ont fait de Castelnaudary le cœur technologique de cet ouvrage, par la construction du Grand Bassin. C'est la seule étendue d'eau de cette dimension (7 hectares) entre Toulouse et Sète. Le point de vue sur la ville est admirable : d'un côté les écluses Saint-Roch sont une illustration de l'art et de la technique de l'ouvrage ; de l'autre, l'île de la Cybèle conçue, en ce pays de vent, comme brise-lames. Imaginez ce Grand Bassin couvert de gabares chargeant le grain pour Sète et la Méditerranée, ou pour Toulouse, la Garonne et l'Atlantique ! Aujourd'hui sillonné par des bateaux de plaisance, il s'ouvre au tourisme international. Exemple d'une magnifique reconversion depuis son classement en 1997 à l'inventaire du patrimoine de l'humanité, par l'UNESCO.

Le Canal du Midi Castelnaudary

Histoire du Lauragais

Le Lauragais (occitan : Lauragués) est une région historique et culturelle du sud-ouest de la France. Il occupe une vaste zone, autour de l’axe central que constitue le canal du Midi, entre les agglomérations de Toulouse au nord-ouest et Carcassonne au sud-est et celles de Castres au nord-est et Pamiers au sud-ouest.

Connue dans les sources depuis les alentours de l’an Mil et tour à tour archidiaconé, diocèse, comté, puis sénéchaussée, le Lauragais a été divisé avec la Révolution française entre quatre départements : la Haute-Garonne, l’Aude, l’Ariège et le Tarn.

Culturellement, le Lauragais, zone rurale, est associé à la richesse de sa production agricole. En témoignent ses surnoms de « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc », qui renvoie à la spécialisation et à l’exportation céréalière depuis le catharisme, protestantisme) ainsi que par son très riche patrimoine : canal du Midi et ses sources, abbayes et églises, châteaux, stèles discoïdales, pigeonniers, moulins à vent, bastides, etc. Le poète Auguste Fourès et le peintre Paul Sibra ont immortalisé le Lauragais dans leurs œuvres respectives.

la cité de Carcassonne (2)

Le Lauragais, terre de passages, d’échanges et de cultures

Au cours du 1er millénaire avant notre ère le lauragais se trouvait sur une des routes de l'étain britannique. Le minerais arrivait de Cornouailles par bateau jusqu’à l’embouchure de la Gironde, puis remontait la Garonne jusqu’à Toulouse. Il traversait ensuite le Lauragais jusqu’à l’Aude, en suivant un itinéraire qui devait reprendre approximativement celui de la future Voie Aquitaine. L’étain continuait ensuite sa route vers la Méditerranée où il était recherché notamment par les Grecs et les Romains pour la confection d’objet de bronze.

Depuis le Volques Tectosages. Ce peuple celte se tourna vers la méditerranée et le monde romain à partir de la fin du Gaule Transalpine. À ce titre, la venue de Cnaeus Domitius Ahenobarbus dans le Languedoc fut décisive : il lança la création de la Voie Domitienne à partir de 118 Narbonne, capitale de la future province. Pour éviter une possible contre offensive gauloise venant de Carcassonne, les légions romaines s’installèrent à Toulouse, également en 118.

À la suite de la Guerre des Gaules, les Volques Tectosages devinrent les fédérés de Rome et le Lauragais, déjà sur une route de l’étain, se trouva sur la route des vins importés. En effet, la colonisation romaine s’accentuant, la demande en vin importé s’était faite de plus en plus forte sur toute la période antique. Ces vins, provenant majoritairement de Campanie (Pompéi), étaient importés par bateau dans des amphores. Dans le sud-ouest de la Gaule, ils transitaient par Narbonne et remontaient l’Aude jusqu’à Carcassonne, puis traversaient le Lauragais par voie terrestre jusqu’à Toulouse où ils pouvaient continuer leur route vers Bordeaux.

L’existence de ces échanges commerciaux autour des vins importés nous est connue grâce au procès du gouverneur de la province Marcus Fonteius, vers 70 avant notre ère, tel que rapporté par Cicéron, défenseur de ce dernier, dans son pro Fonteio. Nous y apprenons l’existence du péage d’Elesiodunum où était prélevée la taxe outrancière de 6 deniers par amphore (cela revenait à en doubler le prix). A partir du 1er siècle après J-C ce monopole des vins romains importés sera supplanté par le développement des vignobles locaux en péninsules Iberique et en Narbonnaise

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Quatre agglomérations gallo-romaines en Lauragais : Badera, Eburomagus, Elusio et Sostomagus

En Lauragais, les principales agglomérations gauloises puis gallo-romaines se trouvaient sur la Via Aquitania, axe majeur entre Narbonne et Toulouse. Cette voie romaine, utilisable en toute saison, restera fondamentale dans le paysage lauragais du Moyen Âge où elle sera appelée "cami ferrat" (chemin empierré). Durant l'Antiquité, les villes étapes sur la voie d'Aquitaine concentraient une part importante de la population et des activités économiques

Les Halles de Lagrasse, dans l'Aude

Elusio

De par sa situation géographique avantageuse, le site de Montferrand est depuis l’Antiquité un lieu de passage important.

Outre la plaidoirie pro Fonteio de Cicéron, l’agglomération d’Elusio est mentionnée comme "mansio Elusione" dans l’Itinerarium burdigalense de 333 de notre ère. Les sources modernes font la différence entre les sites d’Elesiodunum, oppidum au sommet de la colline de Montferrand, et d’Elusio, agglomération dans la plaine de part et d’autre de l’actuelle route nationale. Elesiodunum serait le lieu d’implantation d’un peuplement celte ancien, progressivement délaissé au profit d’Elusio, plus récent, occupé du . Le site d’Elusio pourrait avoir occupé environ 16 ha de part et d’autre de la voie d’Aquitaine

À partir du milieu des années 1950, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour un complexe architectural et cémétérial important. L’ensemble est principalement composé de thermes de petite dimension et de deux édifices accompagnés de tombes. Les thermes appartiendraient à une importante villa gallo-romaine qui précéda les installations plus récentes à destination cultuelle. Ces dernières correspondent à une basilique paléochrétienne du.

Le nom antique de cette agglomération disparue est aujourd’hui conservé dans celui de l’église Saint-Pierre-d’Alzonne, située à quelques pas du site principal des fouilles.

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Badera

Après Montferrand, le voyageur empruntant la voie d'Aquitaine dans la direction de Toulouse pouvait faire étape à Baziège (Badera). La table de Peutinger, plus ancienne carte de l’Empire romain indique au . L’église Saint-Étienne de Baziège conserve encore de nos jours une borne milliaire indiquant la distance de XV milles romains à parcourir avant l’arrivée à Toulouse.

Des traces de cette route sont aussi conservées dans le paysage. La vallée marécageuse de l’Hers Mort était traversée grâce à des ponceaux ou petits ponts (pountils en occitan) dont certains sont encore visibles entre Baziège et Montgiscard au lieu-dit "le Chemin des Romains". L’Hers était franchi sur le site de l’actuel "Pont des Romains", construit à la fin du . L'étude étymologique du nom de Baziège-Badera renvoie d'ailleurs au franchissement d'un gué.

Baziège était situé à un carrefour de routes, ce qui en a fait un centre économique important, notamment dans le commerce du vin.

La Cité de Carcassone, vue des jardins

Eburomagus

Lui aussi situé à un carrefour, le vicus d’Eburomagus a été la plus grande agglomération antique du Lauragais, couvrant quelque 50 .

Le site, qui correspond à l’actuelle ville de Bram, a été occupé de la première moitié du . L’origine du toponyme serait gauloise : Eburomagus pour « marché de l’if ». La première mention d’Eburomagus apparaît vers 70 avant notre ère dans le pro Fonteio de Cicéron. Plus tard, au début du Anonyme de Bordeaux mentionne le « bourg de Bram » ("uicus Hebromogus") comme une étape dans son Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem. La table de Peutinger indique aussi Eburomagus entre Caracassonne et Fines.

Centre commercial et artisanal très actif, Eburomagus s’est développé à un carrefour important : la Voie d’Aquitaine reliant Narbonne au sud-est à Toulouse au nord-est et l’axe secondaire entre la Montagne Noire au nord-est et les vallées de l’Aude et de l’Ariège au sud-ouest.

Le tournant dans le développement du vicus a lieu à partir de l'époque augustéenne. L’agglomération se développe et devient un centre économique important : ses activités artisanales et marchandes approvisionnent la région. Sur le plan commercial, les nombreuses céramiques d’époque impériale découvertes (italiques, ibériques, africaines) confirment le rôle notable que Cicéron donne un peu plus tôt à Eburomagus dans le commerce du vin.

Le dynamisme de son artisanat est connu grâce aux fouilles archéologiques. Eburomagus était un centre important de production céramique : Michel Passelac a dénombré pas moins de cinq ateliers à l’époque d’Auguste. La diffusion des céramiques atteste aussi de ce dynamisme : de la Méditerranée à Bordeaux, des Pyrénées à l’Albigeois.

Le travail du fer est aussi attesté à Eburomagus. Il est certain que les artisans y pratiquaient la réduction et surtout la fabrication d’objets correspondant aux besoins locaux, notamment pour l’agriculture. Cette activité était en lien avec les centres sidérurgiques de la Montagne Noire : des céramiques produites à Bram ont été retrouvées au Martys (Aude), tandis que des lingots fondus dans les bas-fourneaux de la Montagne Noire ont été transformés dans les forges d’Eburomagus. Le travail du bronze est également avéré à Eburomagus.

Sur le plan monumental, aucun monument de cette période riche de l’histoire de Bram ne nous est parvenu. Cette inscription, ainsi que de nombreuses autres découvertes archéologiques, sont conservées au Musée archéologique Eburomagus de Bram. Des observations ont permis de constater qu'un très large espace était aménagé entre la voie et les façades des maisons, ce qui suggère l'existence de portiques. On sait également que des constructions étaient faites en pans de bois

Gruissan

Sostomagus

L’itinéraire de Bordeaux à Jérusalem indique la station de Sostomagus à 38 miles romains à l’est de Toulouse, sur la route de Narbonne, ce qui correspond à Castelnaudary. Plusieurs auteurs s’accordent à penser que cette station relais de Sostomagus était située sur la voie d'Aquitaine, au pied de la colline du Pech, sur le site de l’actuel Grand Bassin du canal du Midi. Des fouilles ont permis de découvrir sur le plateau du Tech des fondations de huttes et de gros silos. Ce site était un oppidum gaulois d’environ 5 à 7 ha, probablement un centre secondaire des Volques Tectosages.

Ainsi, comme à Montferrand, un ancien peuplement gaulois semble avoir existé au sommet de la colline, tandis qu’une agglomération plus récente peut s’être développée dans la plaine, au contact de la Voie d’Aquitaine.

Ecluse du Canal du Midi.

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